Happy birthday, happy birthday

Happy birthday, happy birthday
J'ai peur de l'avenir. Mais j'avance quand même. Tu le vois. Tu le vois ! Le vois-tu Esteban ? Tu ne vois rien, tu es mort. Stupide. Contrairement à toi, je suis là, en vie. Et incapable d'avancer. Immobile, comme figée. J'ai depuis bien longtemps perdu l'illusion que ma présence pourrait influencé le monde. Alors pourquoi m'assaille-t-on de questions ? Je répond machinalement d'un insolent « j'sais pas ». Mais le temps ne s'arrête plus pour moi. Et tout ce foutu bordel ne cesse de tourner . Jusqu'à m'en donner la gerbe. Je vomirais, y'a qu'ça. C'est tout ce que tu es capable de me dire ? Monsieur L. ? Tu es déjà parti. As-tu déjà été là ? Peu m'importe, je ne te retiens plus. Je déverserais ma gerbe à tes pieds. Du dégoût ? C'est bien pire que ça, Monsieur L. Ne te plains pas. Non, je t'en supplie, ne t'excuse pas, quelle hypocrisie ! Tu fais partie de cette masse sans vie qui avance sans but. Bourrée de préjugés, nourrit à l'illusion et droguée à la jalousie, la méfiance, et la peur. Tu ne sortiras jamais de ce chemin sans fin. J'suis pas dupe, connard. Beaucoup de gens t'ont rejoins. Trop de gens. Noyés dans la vague du désir de puissance, sans fin, sans fin. Bois la tasse de l'inconscience, impuissant. Et derrière le fin masque du sourire, je te cherche en vain. Un fin masque qui cède face à des larmes incontrôlées. Tu n'es plus là. Que toutes ces belles promesses volent au vent, loin, si loin, qu'on les oublie. Ta main n'est plus là, étrangère et distante. L'absence de manque est associée au bonheur. Réjouis-toi. Je ne ressens aucun manque. Me crois-tu heureuse ? Sal con. Marche, jusqu'à ce que ton ombre devienne égale à l'importance que je te porte, désormais. Ainsi va la vie, me dirais-tu. Sache que ma vie va sans toi aujourd'hui, indépendamment de moi, de toi ?

J'ai toujours eu peur de l'avenir. Et j'avance malgré moi. Mais tu ne le vois pas. Tu ne le vois pas. Le vois-tu G. ? Tu ne vois rien, tu es mort.

# Posté le mardi 15 janvier 2008 15:56

T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou qu'on remplis tous les jours comme une fosse à purin

T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou qu'on remplis tous les jours comme une fosse à purin
Son coeur bat à une vitesse folle. Elle n'entend plus rien. Elle reste immobile. Pourtant le monde continue de tourner autour d'elle. Elle regarde l'heure. 3 minutes, 3 misérables minutes la séparent de la liberté. Ces quelques minutes qui parraîssent durées une éternité. Elle tente un regard furtif autour d'elle. Rien n'a changé. Un élève sur quatre dort sur sa table, certain en arrive à baver. D'autres se maquillent, ou envoient des textos. La tête lourde elle préfère l'allonger sur la table. Elle observe cette déchéance, puis préfère fermer les yeux. Dans son esprit c'est le silence. C'est un de ces silences qui sont à la fois profond et pesant. Chaque bruit est accusateur. Sa respiration devient de plus en plus difficile. Elle décide de retenir son souffle, comme pour accompagner les derniers secondes à s'écouler. 5. 6. 4. 3. 2. 1. Un bruit strident et continu la réveille.

Son coeur s'arrête brusquement. Elle hésite. Mais un ensemble de cris de joies lui confirment ses doutes.

Elle n'ose même pas ouvrir les yeux. Elle laisse apparaître malgré elle un léger sourire.
La tentation est trop forte, elle se relève brusquement et mêle ses cris à ceux des autres.
Désormais, le mot " vacance " fait parti de son vocabulaire.



Tes vacances ?

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 15:11

T'inkiète je gère mon blog

T'inkiète je gère mon blog
Alors on s'retrouve au même point. On a beau lutter, on est tous dans l'même sac.
Conditionné par la société. On porte des slims et écoute du semi-rock en fumant des malbacks. C'est tellement bon d'être adolescents. Tsé, on fait des plans sur la comète, ca fait du bien, l'illusion d'un instant. Certains luttent et luttent encore contre cette merde. Mais le temps passe malgré nous, malgré elle. Les devoirs s'accumulent derrière nous, et les droits s'effacent peu à peu.
Rapidement on oublie les prommesses faites. Ce jour où on s'était promis d'pas s'oublier. Ca fait presque pitié. Mais faut assumer. Elle est bien loin l'image qu'on s'fessait du monde adulte. Maintenant on porte des strings à douze ans, on danse la tecktonik, c'est tellement cool. On s'bourre la gueule à coup de despe, et on gerbe en commun. Puis on passe le bac, tellement fier, on va à la fac ca fait genre. C'est là, à cet instant précis que le temps s'arrête. Tu te réveilles t'as 30ans de merde accumulée derrière toi. T'es au chômage et 3 gosses à nourir. Chaque matin tu t'met d'la crème anti-rides, mais pas trop ca coûte cher, et tous les jours t'espèrent que demain seras meilleur. Puis tes bambins grandissent toi tu moisis un peu plus de l'intérieur, mais tu souris, tu souris. Il se mettent à écouter du rock et à fumer des malbacks...Ils divorcèrent et elle avorta beacoup de fois.

Le seul moyen de s'en sortir c'est d'le devenir.

# Posté le mardi 02 octobre 2007 14:56

Modifié le mardi 02 octobre 2007 15:32